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Non, les pourboires ne vont pas devenir obligatoires !

Non, les pourboires ne vont pas devenir obligatoires !

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a tenu à publier un communiqué pour éteindre la polémique qui commençait à enfler.

Face à la raréfaction des pourboires, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a-t-elle songé à proposer aux députés de les rendre obligatoires  ? C'est en tout cas ce qu'annonçait Le Parisien le 16 août citant Hervé Becam, vice-président de l'organisation patronale.

Laquelle dénonce, dans son communiqué, « une annonce racoleuse [qui] n'a aucun fondement et repose sur une interprétation erronée ». L'Umih précise ensuite que le pourboire n'est pas un sujet de débat en tant que tel : « Au-delà de titres de presse accrocheurs, l'Umih rappelle que le pourboire ne peut être rendu obligatoire puisqu'il s'agit d'une libéralité, d'une gratification, à la discrétion du client satisfait du service rendu. »

Selon Le Parisien qui citait explicitement Hervé Becam, le vice-président de l'Umih souhaitait s'inspirer du modèle américain pour « faire une proposition au législateur ». Or, en France, contrairement aux États-Unis, le service est déjà inclus dans le prix affiché sur la carte. Et le pourboire n'a pas du tout la même signification outre-Atlantique. Là-bas, il représente, la plupart du temps, l'essentiel de la rémunération des serveurs. A minima, il constitue une partie significative de leurs revenus, car, dans la plupart des États, l'employeur n'est pas tenu de verser la totalité du montant du salaire horaire minimum (instauré en 1938) à ses serveurs.

Des difficultés à embaucher

Mauvais service, crise économique, baisse du pouvoir d'achat, nouveaux modes de consommation et de paiement, transmission du geste qui se perd... Les raisons évoquées pour justifier la disparition progressive des pourboires en France sont nombreuses.

Pourtant, d'après une étude réalisée récemment par l'agence de voyages Directours, 96 % des Français déclarent que le pourboire est un réflexe en vacances. Une étude qui tranche avec le diagnostic d'Hervé Becam qui expliquait sur Europe 1 le 21 août : « Les pourboires se font rares, et les Français donnent des sommes moins conséquentes. »

Qu'en est-il vraiment ? Difficile à dire. Toujours est-il qu'Hervé Becam avait également annoncé à cette occasion que l'Umih « travaille sur la manière d'initier un cercle vertueux pour nos salariés ».

Si la question du pourboire passionne et divise, le « vrai débat est ailleurs », selon le communiqué de l'Umih, à savoir sur le front de l'emploi. L'organisation patronale souhaiterait effectivement attirer l'attention sur la difficulté à recruter pour les hôteliers et les restaurateurs.

«  Alors que le chômage reste à un niveau très élevé, des centaines de milliers d'emplois restent paradoxalement non pourvus, et particulièrement dans notre secteur d'activité  », détaille l'Umih.
Cette dernière juge la situation « inacceptable » tant elle « pénalise les entreprises [du secteur] ». Elle étudie actuellement à cet égard « un plan d'envergure nationale visant à remédier à ces tensions sur le marché de l'emploi avec des propositions qu'elle soumettra au gouvernement ». Sans donner plus de précisions sur ces propositions ni sur ce « plan d'envergure nationale ». Affaire à suivre, donc…

source : www.lepoint.fr

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