Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Fimeco Baker Tilly Expert-Comptable Audit et Conseil

Remettre la trésorerie au coeur de son activité

Remettre la trésorerie au coeur de son activité

La trésorerie n'est pas du seul ressort des financiers. Tous les collaborateurs ont un rôle à jouer, d'où la nécessité d'insuffler une véritable culture cash à tous les étages de l'entreprise.

"La trésorerie, c'est tout à la fois ce qui permet à l'entreprise de rester en vie et de grandir." Voilà ce qu'explique sans détour Yves Peccaud, dirigeant de Culture Cash, cabinet de conseil et de formation. Instaurer une culture cash est un beau projet d'entreprise, structurant et vital, mais surtout l'un des plus rentables à mettre en oeuvre. Et, comme dans beaucoup de domaines, l'impulsion doit provenir de la direction, car le cash est l'affaire de tous les collaborateurs. Des gisements de trésorerie se cachent dans tous les services.

Le département administratif et financier est évidemment la pierre angulaire de tout projet d'amélioration du BFR. En l'absence d'un tel service, la diffusion de la culture cash revient au dirigeant, qui peut alors s'appuyer sur ses différents managers mais aussi sur les représentants du personnel pour transmettre les messages. "Le but est de créer la motivation, d'expliquer en quoi une trésorerie saine sert les objectifs de l'entreprise, indique Michel Sion, responsable des formations finance et risque client chez Cegos. Communiquer et expliquer les tenants et les aboutissants, ainsi que les orientations prises par la direction, permettent de susciter l'adhésion.

L'affacturage, un accélérateur de cash

Si les leviers pour générer du cash peuvent être trouvés en interne, des prestataires peuvent également contribuer à améliorer la trésorerie. Et ce, de manière très rapide. C'est le cas de l'affacturage, source de financement à court terme qui consiste à céder tout ou partie de ses créances BtoB à un factor, moyennant le paiement d'une commission de gestion et de frais financiers. Ces prestataires offrent une palette complète de services : gestion du poste client, recouvrement, relance des encaissements... Initialement utilisé par les entreprises en mauvaise posture financière, depuis quelques années, l'affacturage s'est étendu à toutes les sociétés, qui y voient une solution de financement mais aussi un moyen d'externaliser des tâches administratives et de maîtriser leur risque client.

Miser sur la concertation

La formation, interne ou externe, aux concepts financiers et mécanismes influant sur les flux de trésorerie peut d'ailleurs s'avérer intéressante. "La formation pratique est un bon véhicule pour faire adhérer les équipes au changement", estime Yves Peccaud (Culture Cash).

En comprenant les rouages et les enjeux, les non-financiers deviennent moteurs en proposant des pistes pour améliorer la trésorerie. "En moyenne, un gain de cash de 20 000 euros par participant est constaté suite à la formation", poursuit-il. D'autant que mettre en place des solutions sans évaluer l'impact qu'elles auront sur les opérationnels est une erreur. C'est pourquoi il est conseillé de constituer une équipe dédiée au projet, composée d'opérationnels de différents services.

L'objectif ? Trouver des pistes permettant de dégager du cash. "On dit souvent que la bataille du cash est gagnée par des sous-officiers, déclare Michel Sion (Cegos). Autrement dit, les meilleures idées viennent des opérationnels." Par ailleurs, jouer la carte du collaboratif permet "de lever les freins au changement et d'impliquer les collaborateurs dans la mise en oeuvre, confie Yves Peccaud (Culture Cash). En étant acteurs du projet, ils s'approprient la problématique et s'impliquent sur le long terme." Car, qu'elles soient ponctuelles ou durables, les solutions envisagées doivent bien sûr se transformer en plan d'action, puis en procédures afin d'institutionnaliser la transformation.

Développer une culture cash durable

Pour inscrire la culture cash dans les habitudes, des leviers financiers peuvent également être activés : prime, part variable ou plan d'intéressement sur des objectifs liés aux stocks, aux encaissements ou toute autre action génératrice de cash. Plus d'une entreprise sur cinq (22 %) a mis en place une rémunération de sa force de vente basée sur un indicateur cash, selon le baromètre Cash Management 2015 de Grant Thornton.

"Les commerciaux peuvent être soumis à des taux de commissionnement dégressifs en fonction des retards de paiement", illustre Michel Sion. Enfin, l'enjeu consiste à pérenniser la culture cash. "Le sujet doit être régulièrement évoqué, au sein du codir par exemple", conseille Yves Peccaud (Culture Cash). Sous peine de voir les mauvaises habitudes réapparaître ! Il est nécessaire de choisir quelques indicateurs pertinents et de les ausculter périodiquement. "Les entreprises qui sont baignées dans une culture cash forte se donnent tous les moyens pour affronter le futur", conclut-il.

source : www.chefdentreprise.com

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article