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Fimeco Baker Tilly Expert-Comptable Audit et Conseil

Non, les millenials ne sont pas des employés infidèles

Non, les millenials ne sont pas des employés infidèles

Une étude du cabinet Deloitte, menée auprès de 7.900 millennials dans 30 pays, met en lumière le souhait accru des millennials de rester dans leur entreprise.
Les millennials (nés après 1982 pour Deloitte) sont la cible de nombreux clichés, particulièrement dans le monde de l’entreprise : fainéants, allergiques à l’autorité, jamais satisfaits, infidèles à leur employeur… Heureusement, de plus en plus d’études mettent à mal ces préjugés. Cette fois, c’est le cabinet d’audit et de conseil Deloitte qui montre que les millennials sont de plus en plus fidèles à leur employeur.

Selon cette nouvelle étude The Deloitte Millennial Survey 2017, menée auprès de 7.900 millennials diplômés et en poste à plein-temps, seuls 7% des jeunes veulent “bientôt” quitter leur entreprise, contre 17% l’année passée. En France, la baisse est même de 13 points avec in fine seulement 5% des jeunes désirant mettre les voiles sous peu.

S’ils sont toujours plus nombreux à vouloir partir dans les deux ans (38%), les jeunes sont désormais près d’un tiers (31%, +4 points en un an) à se voir toujours dans leur entreprise à un horizon de plus de 5 ans. Le constat sur leur désir de stabilité professionnelle est sensiblement le même : près de deux tiers des millennials préfèrent un emploi à plein-temps et/ou permanent. Un taux qui atteint même 70% dans les pays développés. Une minorité souhaite travailler en tant que freelance ou consultant.

Une année 2016 assez instable

Pourtant, les hypothèses  pour expliquer  cette fidélité en hausse sont plus sombres qu’il n’y paraît au premier abord. Deloitte souligne en effet un contexte politique et social très particulier en 2016 : élections américaines, Brexit, terrorisme…

Des facteurs qui pèsent lourd sur le moral des millennials, particulièrement dans les pays développés. Sur le plan économique, 57% des jeunes interrogés dans les pays émergents sont optimistes pour l’avenir, contre… un tiers seulement dans les pays développés. Ces derniers ont d’ailleurs une vision encore plus sombre sur les aspects politiques et sociétaux : 25% d’entre eux ont confiance pour le futur, contre 48% sur les marchés en développement.

Les sources d’inquiétudes ne sont toutefois pas les mêmes. En Europe du Nord et sur les marchés “matures”, c’est plutôt le terrorisme, les conflits et les tensions politiques qui inquiètent les jeunes. Dans les pays en voie de développement, le crime, la corruption, la santé publique et la faim pèsent plus dans la balance.

Les millenniales ont foi en l'entreprise

Néanmoins, ce pessimisme n’empêche pas les trois quarts des millennials interrogés d’avoir foi en les entreprises pour améliorer le futur. Ils sont pourtant exigeants :  une majorité pensent qu’elles ne font pas assez pour s’attaquer aux problèmes sociétaux.

A l’inverse, pour celles qui s’engagent sur des sujets qui leur tiennent à coeur, les millennials démontrent une plus grande fidélité, et contribue à une meilleure vision des entreprises, et de l’avenir en général. Un cercle vertueux donc, qui repose sur l’engagement des entreprises à faire bouger les lignes…

source: https://start.lesechos.fr

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