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Les chefs d’entreprises dressent un premier bilan sur le CICE

Les chefs d’entreprises dressent un premier bilan sur le CICE

Après l’université d’été du Medef, l’heure est à un premier bilan sur le CICE par les chefs d’entreprise participants.

Si la plupart reconnaissent les qualités de l’outil, ils estiment qu’il n’a pas atteint son principal objectif : devenir un moteur de croissance. Explications.

Un allégement des charges bienvenu, mais complexe

Pour rappel, le gouvernement a créé le CICE en 2012. La mesure donne aux entreprises le droit à un crédit d’impôt à hauteur de 4 % de leur masse salariale entre 2012 et 2014, puis de 6 % à partir de cette date.

En leur permettant d’augmenter leurs marges et leurs performances financières, elle doit favoriser la création d’emploi. Cet engagement de réinvestissement des économies ainsi réalisées est en effet l’une des contreparties aux avantages accordés.  

Les bénéficiaires se disent donc globalement satisfaits de l’instrument. Néanmoins, bon nombre d’entre eux déplorent sa forme et sa complexité. Certains évoquent sa complexité et estiment qu’il serait plus simple de le remplacer par exemple par une réduction de certaines charges. Ils la considèrent par ailleurs comme une juste compensation des charges qui alourdissent considérablement le coût du travail.

Tous ceux qui ont rencontré des difficultés à se familiariser avec le CICE parlent également d’une communication inadaptée et d’explications insuffisantes par le gouvernement.

La réelle portée du CICE selon les patrons

La plupart des personnes interrogées affirment que le crédit d’impôt ne suffit pas pour recruter. En effet, il ne tient pas compte de la composition du tissu industriel français, qui compte majoritairement des TPE, à l’effectif très réduit. 6 % d’économies sur leur masse salariale donnent aux entreprises une marge de manœuvre, notamment en cas de hausse des salaires. Il s’agit davantage d’une forme de bonus que d’un véritable levier de croissance.

Les attentes des chefs d’entreprise en 2016

Pour les patrons présents à HEC pour cette université d’été, des réformes structurelles s’imposent, accompagnées d’une révision en profondeur du Code du travail au lieu des habituels changements mineurs incapables de produire un réel effet.

Beaucoup continuent à suivre de près l’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui avec sa vision libérale, leur semble plus à même d’œuvrer pour leurs intérêts.

source : bfmtv.com

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