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Fimeco Baker Tilly Expert-Comptable Audit et Conseil

Les aides au financement pour les TPE et les PME

Brice Thébaud
Brice Thébaud

La France est un paradis fiscal c'est l'un des messages forts que Xavier Niel, le "disruptif" patron de Free a fait passer aux 1 600 Bordelais venus l'écouter au Palais des congrès à Bordeaux en septembre dernier.

Invité du Conseil des entrepreneurs de Bordeaux, il a ainsi rappelé qu'en France, " on peut continuer à toucher des allocations chômage, tout en créant son entreprise». Si Xavier Niel a autant insisté sur ce point, c'est parce que les TPE représentent l'essentiel de l'économie française et un vrai levier d'emplois. Mais malheureusement, les disparitions sont également très importantes : un tiers d'entre elles mettent la clé sous la porte après trois ans d'existence.

Les causes sont bien connues: insuffisance de capitaux propres, trésorerie faible, difficulté à obtenir un prêt bancaire ...
La première clé de la réussite est d'être bien conseillé avant de se lancer dans l'aventure de l'entrepreneuriat. En ce sens, la CCI de Bordeaux et la Chambre des métiers et de l'artisanat d'Aquitaine proposent des dispositifs d'accompagnement et des formations spécifiques.

De son côté, la Ville a mis en place, au sein de la Maison de l'emploi, une plate-forme de l'initiative qui accompagne tout au long de la création d'entreprise gratuitement. Elle aide à la validation de l'idée, mais aussi à la recherche de financements et de clients, ainsi qu'à la mise
en réseau avec les couveuses, les incubateurs ou les pépinières d'entreprises.

Plusieurs incubateurs existent et ont fait leurs preuves : L'Auberge numérique, Bordeaux pionnières .. . Même chose pour les pépinières, à l'image de la pépinière éco-créative de Bordeaux-Chartrons, mais aussi du Campement à Darwin dédiée au développement durable.

Deux entités gérées par la Ville. Sans oublier Bordeaux Technowest, la technopole Bordeaux Montesquieu ...Ensuite, pour se développer, le créateur d'entreprise peut tenter de décrocher quelques premières aides financières auprès de multiples organismes. li y a notamment le prêt participatif de Bpi France, qui peut débloquer des financements bancaires, ou encore le prêt d'honneur de Gironde Initiative. Les entrepreneurs, les plus dans la précarité, pourront avoir recours au prêt solidaire de I' Adie (Association pour le droit à l'initiative économique) ou au prêt Nacre d'Aquitaine Active.

DES FINANCEMENTS ALTERNATIFS AUX BANQUES

En revanche, si plusieurs fonds d'investissement et fonds de capital-risque sont présents à Bordeaux comme Aquiti Gestion, Galia Gestion, Midi Capital, leurs critères de sélection sont très exigeants. Pour lever des fonds, il faut prouver que la start-up a trouvé son marché. Pour la société qui réalise moins de 500 000 euros de chiffre d'affaires, c'est compliqué», reconnaît Brice Thébaud, d' Aliénor Partners, cabinet conseil bordelais dans la levée de fonds.

Selon ce spécialiste, le financement participatif sur Internet ou crowdfunding est une alternative pour ceux qui se lancent et sont sur un marché en B to C ».

Localement, ils peuvent se tourner notamment vers Happy Capital ou Aquitaine start-up. Autre solution, faire entrer des business angels au capital, mais il faut que ce soit au "bon prix" et à moins de 20 % du capital. Il faut aussi penser à sa sortie pour les prochains tours de table», prévient Brice Thébaud.

De son côté, Thomas Samuel, le patron de Sunna Design (30 salariés, 3 millions d'euros de chiffre d'affaires) à Blanquefort, société fondée en 2011, vient de tester avec succès le crowlanding pour lever les 500 000 euros nécessaires au financement de son projet au Sénégal d'électrifier 500 foyers avec ses lampadaires Led solaires.

Autorisé en France depuis le 1er octobre 2014, ce nouveau financement, part Internet propose au particulier de prêter un peu de son épargne, avec un taux d'intérêt de 6 %. Il est remboursé progressivement tous les six mois, pendant trois ans.

Les choses bougent. Ces dernières années, les dispositifs de financement se sont multipliés sur Internet Une bonne nouvelle pour les start-up, qui ne rentrent pas dans les cases " des banques.

source : Bordeaux Mag

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