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Les patrons connaissent, eux aussi, le chômage !

Les patrons connaissent, eux aussi, le chômage !

Quand les chefs d'entreprise se retrouvent au chômage, rares sont ceux qui bénéficient d'allocations. Face à une précarité bien réelle, ils retrouvent assez rapidement un poste… Mais le plus souvent en tant que salarié.

Sujet tabou, le chômage des chefs d'entreprise est pourtant une réalité! Ainsi 10% des patrons de TPE-PME ont déjà connu une situation de chômage au cours de leur carrière en tant que dirigeants, révèle le premier observatoire des indépendants et patrons de PME, réalisé par l'Ifop pour le groupe April, dont Le Figaro a eu l'exclusivité. Grâce à leur expérience et leur réseau professionnel, ils retrouvent le plus souvent un poste rapidement. Ainsi plus d'un dirigeant sur deux (53%) se retrouvant au chômage a pu retrouver un emploi en moins de 3 mois, indique la baromètre April. Mais bien souvent nécessité fait loi! Les patrons sont aussi par l'urgence car seulement 17% des dirigeants ont pu être indemnisés lors d'une période de chômage.

Alors que les salariés cotisent environ à hauteur de 6% de leur salaire pour le chômage (4% environ en part patronale, 2% en part salariale) et perçoivent des indemnités représentant 70% à 75% de leur revenu, «la plupart du temps les dirigeants cotisent a minima mais n'ont le droit à rien, ils n'ont pas le droit à Pole Emploi», indique Roger Mainguy, directeur général d'April Santé Prévoyance. Plus de 8 dirigeants sur 10 (83%), qui ont connu une période de chômage, n'ont pas bénéficié d'allocation.

83% ne reçoivent pas d'allocations

Pour les dirigeants au chômage, retrouver une activité rapidement est donc primordial pour continuer à vivre normalement, assurer ses crédits immobiliers et autres charges de la vie courante. Pressés par le temps, 56% d'entre eux optent pour une activité salariée et font une croix sur leur statut de dirigeant. En revanche, quand ils disposent de davantage de temps pour se retourner, ils parviennent à reconstruire un projet et reviennent plus massivement à des postes de dirigeant. C'est le cas d'un tiers de ceux qui ont pu financièrement supporter une période de chômage comprise entre un et deux ans.

Le baromètre April met ainsi en lumière la précarité bien réelle des dirigeants en situation de chômage et leur manque d'information. Si 90% des chefs d'entreprises sont conscients qu'ils ne seront pas couverts, seulement 3% ont prévu une assurance privée pour palier une situation de chômage. «Un chef d'entreprise est un optimiste de nature, quand il se lance dans un projet, il n'envisage pas que ça ne va pas marcher», explique Roger Mainguy. S'assurer ne veut pas dire que la boite va péricliter, mais permet d'assurer l'essentiel. En cas de problème, ceux qui sont assurés ont le temps de comprendre pourquoi ça n'a pas marché, éventuellement de corriger et de retenter un projet entrepreneurial.

L'assurance est déductible

Quel est le coût d'une assurance chômage du dirigeant? «Ce n'est pas très cher. Il faut compter environ 3,5% de la somme qu'ils veulent recevoir quand ils sont au chômage», indique Roger Mainguy. Sur une base de 50.000 euros de revenu par an pour un patron de PME, cela représente un coût d'environ 2000 euros par an pour s'assurer. Sans compter que les sommes engagées sont déductibles dans le cadre du régime Madelin.

A quel moment faut-il se poser la question? «Le jeune créateur d'entreprise n'en a rien à faire. D'ailleurs, il s'assure rarement pour la santé, l'accident, l'incapacité de travail, etc. Mais quand l'entreprise a 2-3 ans, qu'elle est viable, il est temps pour le dirigeant de se poser la question». Un pas qui reste souvent difficile à franchir psychologiquement !

Source : lefigaro.fr

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