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Fimeco Baker Tilly Expert-Comptable Audit et Conseil

Une assurance-chômage trop généreuse ?

Une assurance-chômage trop généreuse ?

Depuis les premières déclarations du Manuel Valls, en marge de son déplacement à Londres, lundi 6 octobre, le débat autour de l’efficacité et la générosité des indemnités chômage ne cesse de prendre de l’ampleur.

Qu’en est-il réellement ? Le système français est en effet relativement plus protecteur que celui de ses voisins. Une comparaison, menée par les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo dans l’ouvrage Améliorer l’assurance-chômage, classe la France au troisième rang des pays les plus protecteurs de l’OCDE, juste derrière l’Islande et la Norvège.

Les chômeurs français bénéficient en moyenne d’une durée d’indemnisation maximale (24 mois, voire 36 mois pour les plus de 50 ans), de conditions d’ouverture des droits (4 mois d’activité) ou d’un plafond d’indemnisation (jusqu’à plus de 6 200 euros par mois) parmi les plus favorables.

Le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), Pierre Gattaz, a appelé les syndicats, mardi 14 octobre, à rouvrir le dossier de l'Assurance-chômage dès janvier, en « profitant » de la « clause de revoyure » prévue par l'actuelle convention. Le numéro un de l'organisation patronale a estimé que la convention agréée en juin était « imparfaite » et a appelé à remettre le dossier sur la table avec « lucidité et pragmatisme ».

Le Medef rappelle que les articles de la convention prévoient de faire un point tous les six mois sur l'Assurance-chômage au regard de la situation économique.

La convention en cours étant entrée en vigueur en juin, la première rencontre est prévue en janvier 2015.

« Regardons ce que font tous les pays européens. Je n'ai pas de solution aujourd'hui. Nous nous revoyons et nous allons rediscuter de tout cela. C'est tout ce que je peux vous dire. »

« LE MOMENT VENU »

M. Gattaz dit espérer que, avec le nouveau gouvernement du premier ministre, Manuel Valls, la négociation en janvier permette d'« améliorer » le dispositif d'Assurance-chômage. Il en a profité pour demander « l'abrogation pure et simple » du compte pénibilité, l'une des mesures phares de la réforme des retraites, faisant valoir que le dispositif était « inapplicable » et « anxiogène » pour les entrepreneurs.

Cet appel du « patron des patrons » rejoint les plaidoyers successifs du premier ministre, Manuel Valls, et du ministre de l'économie, Emmanuel Macron, qui ont tous deux affirmé — le premier lors d'un discours à Londres, le second dans la presse —, qu'il était temps selon eux de réformer l'Assurance-chômage, tant sur le plan du montant de l'indemnisation que de sa durée. Lundi, l'Elysée a tenté d'éteindre la polémique en déclarant qu'une négociation « viendra[it] le moment venu », mais « pas immédiatement ».


source : le Monde

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