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L'exil des forces vives hors de France progresse

L'exil des forces vives hors de France progresse

La commission d'enquête parlementaire sur "l'exil des forces vives" a publié son rapport mercredi. Le nombre de Français exilés a progressé de 35% en dix ans. Gauche et droite en tirent des conclusions opposées.

En une décennie, le nombre de Français expatriés a progressé de 35%, a constaté la commission d'enquête parlementaire, voulue par l'UMP et dont le rapport sur "l'exil des forces vives" a été publié mercredi. Faut-il s'en réjouir ou le déplorer ? Ce rapport fournit à la gauche et à la droite matière à proposer des conclusions opposées.

Fin 2013, le registre des Français établis hors de France comptait 1,6 million d'inscrits, ce qui représente une progression de 35% en dix ans. Une augmentation "significative, mais qui n'a rien d'exceptionnel dans le cadre de l'OCDE" où les expatriés allemands ou britanniques, y compris parmi les jeunes diplômés, sont beaucoup plus nombreux que les Français, a pointé le socialiste Yann Galut, rapporteur de la commission.

Le président de la commission, Luc Chatel (UMP), estime au contraire qu' "il y a une omerta sur les Français exilés" pour des raisons fiscales ( voir l'audition réalisée le 24 septembre 2014 ). Selon le fisc, 587 contribuables assujettis à l’ISF ont quitté la France en 2012 (+20 % de plus qu’en 2011). Leur patrimoine moyen s'élevéit à 6 millions d'euros.


Selon Yanna Galut, la progression des départs "correspond d'abord à un rattrapage de la France par rapport à ses partenaires". Un rattrapage qui s'inscrit "dans la dynamique de la mondialisation". Estimant qu'il n'y a pas de " fuite des cerveaux", il s'interroge : pourquoi la France est-elle le "seul pays à s'alarmer d'une situation qui laisse de marbre ses principaux partenaires lesquels disposent pourtant d'une diaspora autrement plus nombreuse". Il admet cependant que "cette mobilité internationale accrue est aussi encouragée par une moindre attractivité du marché français du travail, notamment du fait du taux de chômage élevé des jeunes ou du poids de la hiérarchie des diplômes en France".


La gauche dans le "déni"

On le sait, 240.000 Français vivent dans la capitale britannique, selon les propres chiffres du maire de Londres Boris Johnson et la France est devenue la deuxième source d’immigrants européens en Australie avec 80.000 personnes environ . La hausse est plus nette pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 100.000 euros, dont les départs sont passés de 1.330 en 2010 à 2.669 en 2012.


Certains comme Yves Montenay, le président de l'Institut Culture Economie et Géopolitique, estiment même que "la France se vide".
Les députés UMP membres de cette commission avaient dénoncé par avance lors d'une conférence de presse la semaine dernière les conclusions du rapport, estimant que la gauche était dans le "déni" à propos de la question des "exilés fiscaux".

source : les Echos

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