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Fimeco Baker Tilly Expert-Comptable Audit et Conseil

Les entreprises face à l'Europe

L'économie française décrochée ?

L'appartenance à l'Union européenne n'apparaît plus comme un atout incontestable pour notre économie. Si 39 % des patrons de TPE le conçoivent encore, 36 % pensent maintenant le contraire. Ce score négatif atteint même 62 % en ce qui concerne les critères de convergence fixés par le Traité de Maastricht, et l'obligation faite à la France de réduire des déficits sous la barre des 3 % avant la fin 2014 sous peine de sanctions (contre 25 % qui en attendent un impact positif).

Presque six patrons de TPE sur dix considèrent que l'économie française n'est ni plus compétitive, ni moins compétitive que les autres économies européennes. Ils la jugent dans la moyenne (Allemagne exceptée). Néanmoins, un tiers pense qu'elle a décroché par rapport à ses concurrentes, décrochage qu'ils attribuent massivement au poids des charges fiscales et sociales, et nettement moins à d'autres facteurs comme la réglementation du travail, le nombre d'heures de travail ou les contraintes posées par l'administration française. Sont-ce les raisons qui tentent 23 % de dirigeants de TPE à vouloir transférer leur siège social dans un autre pays de l'Union Européenne (bien qu'ils estiment ne pas en avoir les moyens) ?

L'euro de la discorde

Ce n'est pas l'euro qui fait débat, 80 % des patrons de TPE n'étant pas favorable à un retour au franc. C'est plutôt sa valeur.


Autant en juillet 2007, elle représentait un atout aux yeux d'une très grande majorité de patrons de TPE, autant aujourd'hui presque la moitié d'entre eux pensent qu'elle constitue un handicap. D'ailleurs, ils affichent une certaine préférence pour un euro faible, de façon à privilégier les exportations quitte à subir une augmentation corrélative des importations.
15 % des TPE déclarent réaliser des exportations (contre 28 % des importations), et pour la moitié elles atteignent au moins 5 % de leur chiffre d'affaires (contre 18 % pour les importations). Les TPE exportent prioritairement vers les pays européens, mais aussi vers l'Amérique du Nord et l'Asie, et un peu moins vers le Moyen-Orient et l'Afrique.

L'appartenance à l'Union européenne n'est pas perçue comme un frein à l'exportation, mais plutôt comme une opportunité ou au pire sans impact.

Le travail détaché inquiète

Certaines entreprises en provenance d'autres pays de l'Union européenne détachent des travailleurs en France pour réaliser des prestations au bénéfice d'autres entreprises ou de particuliers. Dans la plupart des cas, ces salariés relèvent de la législation sociale de leur pays d'origine, une situation qui selon les patrons de TPE crée une concurrence déloyale pour les économies d'accueil,sans pour autant favoriser la compétitivité européenne, ni celle de la France. En tout cas, ils affichent une très nette préférence pour l'application aux travailleurs détachés de la réglementation du pays d'accueil.

Une TPE sur cinq aurait subi la concurrence d'entreprises ayant recours à des salariés détachés (61 % dans le bâtiment et les travaux publics), alors que seulement 4 % des TPE témoignent avoir déjà employé, directement ou indirectement, une telle main d'oeuvre.

source : Le Baromètre des TPE - 2ème trimestre 2014

 

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